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Analyse de la raideur musculotendineuse chez des athlètes de différentes activités et de différents niveaux

par K. Rutare | Mis en ligne le 26 Octobre 2016

Entraînement, Puissance, Raideur, Sauts verticaux, sport, complexe, muscle, activité, performance, mémoire, université, recherche

Université : Université de Lille 2

Année : 2015 / 2016

Spécialité : Entraînement et Optimisation de la Performance Sportive

Résumé - Le but de cette étude est de vérifier, s’il existe une relation entre la raideur musculotendineuse et la puissance musculaire chez des sujets de différents niveaux, pratiquant différentes activités. De plus, l’évolution de la raideur a été analysée, afin de déterminer dans quelle mesure l’entraînement peut l’impacter.

Pour mesurer la raideur, une méthode simple, nécessitant uniquement le temps de contact et le temps de vol a été utilisée. 39 sujets, dont 14 sujets de haut niveau pratiquant l’athlétisme (A), 18 sujets pratiquant le basket-ball à un niveau régional (B) et 7 sujets pratiquant le volley-ball à un niveau régional (V) ont effectué différents sauts. Le Squat Jump (SJ) et le Conter Mouvement Jump (CMJ) ont été utilisés pour calculer la puissance relative et maximale des sujets. Les rebonds maximaux (RJM) et sous maximaux (RJSM) ont été utilisés pour déterminer la raideur de sujets. Des comparaisons, entre la raideur des RJM et des RJSM et les puissances en SJ et CMJ, ont été faites pour chacun de nos groupes.

La puissance moyenne de nos sujets était 49,45 ± 3,91 W.kg-1 au SJ et 52,72 ± 4,22 W.kg-1 au CMJ. La raideur moyenne était de 26 028 ± 6 419 N.m-1 lors des RJM et 30 028 ± 6 113 N.m-1 lors de RJSM. Nous observons une différence de raideur entre les RJM et les RJSM. Cette étude montre qu’il n’existe pas de corrélation entre la puissance et la raideur dans le groupe A et B. Cependant, nous obtenons une forte corrélation entre la puissance maximale au SJ et au CMJ et les RJSM dans le groupe V (r=0,940 et 0,942 ; p<0,05). Finalement, l’évolution de la raideur montre une diminution de celle-ci lors des différents cycles d’entraînement et une augmentation en période de compétition.

Uniquement la puissance maximale lors des tests de sauts est fortement corrélée à la raideur dans le groupe V. Cette corrélation ne se retrouve pas dans le groupe A et B, ce qui permet de dire que la raideur n’est pas un facteur discriminant dans tous les sports. Cependant le test de mesure de la raideur, peut être intéressant pour une évaluation plus spécifique de certains groupes de sportifs. Compte tenu des résultats supérieurs lors des RJSM, il serait intéressant de favoriser des sauts en fréquence pour déterminer la raideur du sportif. De plus, l’analyse de la raideur, durant les différents cycles d’entraînements, met en évidence une évolution qui suit la logique de la planification. Il serait donc intéressant de mener de plus amples recherches, pour déterminer si le test de la raideur permet d’illustrer l’état de forme d’un athlète et donc par conséquent, être un outil de feedback de l’entraînement.

Mots-clés : Entraînement - Puissance - Raideur - Sauts

Mémoire au format PDF

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